Tour de l’île : 210 km
Point culminant : le Piton des Neiges : 3 069 m
PRÉSENTATION
Une Ile
dans l’Océan indien
“La Réunion se visite toute l’année. Il faut savoir la rencontrer et admirer sa fascinante beauté”
Le département français de la Réunion est une île volcanique et montagneuse de
2512 km2, située à 9 200 km de la
Métropole, à 700 km à l'est de Madagascar et à 200 km de l'île Maurice. Sa population
de 775 000 habitants constitue sur le plan
ethnique, un remarquable jardin de races.
Créoles blancs, chinois, indiens tamouls et musulmans, africains et malgaches, métropolitains (les z'oreilles).
Les quatre principales communes,
Saint-Denis (préfecture, chef-lieu du
département), Saint-Pierre, Le Tampon et
Saint-Paul, totalisent approximativement
la moitié de la population de l'île.
Climat
Le climat de la Réunion est du type tropical, mais atténué cependant par l'océan et
l'altitude. Les températures varient entre 18
et 32° suivant les saisons. En altitude, le
thermomètre oscille environ de 4 à 18° et il
n'est pas rare, la nuit, qu'il descende en
dessous de zéro.
La saison la plus tempérée de l'hémisphère
austral se situe de mai à octobre.
Economie
Le tourisme est devenu la principale ressource économique de l’ile. La Réunion est la cinquième
destination lointaine des français derrière
les U.S.A., le Canada, la Mar tinique et la
Guadeloupe.
En deuxième position vient l’activité sucrière avec ne production de 210 000 tonnes environ par an. Les industries agricoles et alimentaires représentent 70 % des produits exportés. Forte progression de la pêche industrielle.
Développement important du secteurindustriel et du bâtiment, création de nouveaux hôtels (haut de gamme), de gîtes ruraux et de montagne. Très importants travaux routiers (nouvelle route des Tamarins) et aménagements urbains.
Le pouvoir d’achat est proche du niveau européen.
P.I.B./habitant : 12 000 €
Quelques chiffres 2005
Port Réunion : 3ème port conteneur français.
Trafic annuel : 3,89 millions/tonnes.
Le frêt aérien : 25 500 t. transportées.
Le parc automobile de la Réunion est de 300 000 véhicules.
Histoire
Au début du XVIème siècle, Dom Pedro de Mascarenas la "releva" et lui laissa le nom de Mascareigne ; mais l'île resta vierge jusqu'au jour où, en 1646, Jacques Pronis "dégrada" douze mutins qu'il avait mis aux fers à Fort-Dauphin. En 1649, sur ordre de Flacourt, le capitaine Lebourg en prit une seconde possession et lui donna le nom de Bourbon, qu'elle garda jusqu'en 1793. Il fallut attendre 1663 pour que les premiers Français s'y établissent définitivement.
Au XVIIIème siècle, sous l'administration de ses gouverneurs et surtout sous l'impulsion de Mahé de Labourdonnais, l'île Bourbon connut une ère de prospérité. Avec sa voisine l'isle de France (Maurice), elle contrôlait la grande route maritime des Indes.
Sa population se développa rapidement : 894 habitants en 1709 ; 44 717 en 1786. La Révolution lui donna le nom de la Réunion (c'est-à-dire l'Union, la Réconciliation).
L'Empire la rebaptisa "Ile Bonaparte". En 1810, les Anglais s'en emparèrent, ainsi que l'isle de France et l'occupèrent jusqu'en 1815. A cette date, elle fut seule rendue à la France et reprit le nom de Bourbon qu'elle devait perdre à nouveau en 1848 pour recouvrer son appellation révolutionnaire.
L'abolition de l'esclavage fut réalisée cette année-là. 60 000 esclaves devinrent libres et l'ile compta alors 106 000 citoyens.
A une période d'éclatante prospérité, due au développement de l'industrie sucrière sous le Second Empire, succéda une grave crise économique qui ne prit fin qu'après la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle la Réunion fournit à la Métropole 14 000 combattants.
La loi de 1946 fit d'elle un département d'Outre-Mer.
Traditions
Le très grand nombre d'esclaves importés à Bourbon au cours des XVIIème et XVIIIème siècles, en provenance de Madagascar, de l'Inde et de la côte orientale d'Afrique, et la venue, plus tard, de commerçants chinois, ont amené la survivance de nos jours, dans ces différentes races, de types et de coutumes dont la variété offre au touriste un attrait original.
La coutume religieuse la plus impressionnante est la marche sur le feu, pratiquée par les hindous (le Cavadée).
Les Cafres ont introduit leurs danses dont ne subsistent guère que le "Sega" et le "Maloya".
Mais ce qui survit surtout, c'est le patois créole, d'usage généralisé, déformation du français.